Selon une analyse du syndicat Travail.Suisse effectuée sur 27 entreprises helvétiques, la rémunération moyenne des membres de la direction a progressé de 20% l'an dernier. La Palme d'Or est attribuée au patron de Crédit Suisse. Avec 90 millions, il gagne 1812 fois le salaire de l'employé le moins bien payé de la banque.
Ces 20% d'évolution durant l'année de crise 2009, caractérisée par des suppressions de postes et une chute des bénéfices, n'ont plus aucun rapport avec l'économie réelle et ils témoignent d'une perte progressive du sens des réalités.
Les écarts salariaux dans les entreprises se sont accrus en 2009. Ils se sont creusés de 18% en moyenne.
Le syndicat Travail.Suisse préconise différentes mesures pour améliorer la démocratie actionnariale. Même si ces mesures partent d'une bonne intention, elles amélioreront peu de choses. Le principal mal dont souffre la Suisse vient de la législation. La démocratie actionnariale est surtout affaiblie par un article de loi qui permet de comptabiliser les droits de vote non exercés en faveur du Conseil d'administration.