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SPVal
Société pédagogique valaisanne.
Membres: 1500 enseignants des écoles primaires et enfantines du Valais romand.
Fondation: 1968, de la fusion d'une association des instituteurs et d'une autre des institutrices.
Action prioritaire: La diminution du temps de présence aux élèves, sans diminution de salaire. Avec 33 périodes de 45 minutes par semaine, les enseignants valaisans détiennent le record romand du temps de présence dans les classes.
Principaux acquis: L'école valaisanne a très peu souffert des régimes minceur des budgets publics. L'action de la SPVal et de la FMEF a permis de sauver l'essentiel. Seule détériation notable: la hausse du nombre moyen d'élèves par classe
La qualité: "Le sens de la responsabilité, la cohérence dans la durée." Jean-Claude Savoy
Le défaut: "L'absence d'avis tranchés dans certains dossiers. La base très diverse favorise la dispersion. Les positions communes émergent difficilement.
Comité: Comité cantonal formé du président et des délégués des districts. Jean-Claude Savoy (président); David Rey (district de Sierre); Aliette Beytrison (Hérens); Viviane Jollien (Sion); Grégoire Jirillo (Conthey); Eric Darbellay (Martigny); Joséphine Dumoulin (Entremont); Samuel Darbellay (St-Maurice); Samuel Perrin (Monthey).
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Les enseignants ont accepté de partir à la retraite deux ans plus tard. A condition qu'on allège leur temps de travail en fin de carrière. Ils attendent que l'Etat tienne ses promesses. Et se demandent pourquoi, à l'heure des harmonisations nationales, leur temps d'enseignement reste le plus chargé de Suisse romande.
Ils avaient été unanimes, les enseignants de la SPVal réunis en septembre 2004 à Sion. Nous approuvons une hausse de deux ans du départ à la retraite, nous acceptons de passer à la caisse pour permettre le renflouement des caisses de pensions publiques. Par solidarité collective à l'égard d'une pyramide des âges trop large des épaules, pour soutenir les jeunes qui entrent dans la profession dans des conditions souvent difficiles (précarisation de l'emploi, paliers d'attente). Seule condition: que le temps de travail soit allégé en fin de carrière. Trois heures de moins par semaine pour les enseignants à partir de 58 ans, 6 heures dès 60 ans.
Les limites de la patience
Trois ans plus tard, la hausse de l'âge de la retraite est effective. Mais les mesures d'accompagnement se font attendre. Le chef du Département de l'Education Claude Roch voulait les inclure dans le futur statut des enseignants. Beaucoup trop long, selon la SPVal, qui soupçonne le Conseiller d'Etat de vouloir jouer l'horloge. "Certaines de ces mesures sont urgentes, et nous doutons que le statut des enseignants aboutisse rapidement, s'il aboutit un jour", explique le président de la SPVal Jean-Claude Savoy. Une rencontre avec Claude Roch est prévue après les vacances de Carnaval.
L'improbable statut
Le nouveau statut des enseignants se concrétisera-t-il un jour? C'est une des revendications essentielles de la SPVal. Il permettrait d'aligner le temps de présence en classe des enseignants valaisans avec celui de leurs collègues romands. Aujourd'hui, avec une moyenne de 31.2 périodes par semaine à l'école primaire, les instituteurs valaisans
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Les enseignants ont accepté la hausse de l'âge de leur retraite à cause des nécessités quasi mathématiques de la démographie. Ils espèrent que l'Etat sache lui aussi faire ses calculs, et leur renvoie l'ascenseur.
détiennent très largement le record suisse romand du nombre d'heures d'enseignement.
Problème, le statut semble englué. Une question angulaire le fige: de qui dépendront les enseignants? Du canton ou des communes? Sur ce terrain s'affrontent des enjeux de finance, d'autonomie, de culture. Dont il sera difficile de sortir: "Peu d'enseignants croient que ce statut aboutira", confie Jean-Claude Savoy. "On attendrait du Département de l'Education qu'il conduise sa barque, qu'il prenne des initiatives. Il ne le fait pas." Il laisse ainsi la place à une valse d'hésitations. On tourne en rond. Claude Roch, lui, s'est fixé un objectif: mise sous toit du statut pour l'automne 2007. L'avenir dira si le Conseiller d'Etat fonctionne à l'auto-persuasion, façon méthode Coué.
Quoi de commun entre une maîtresse enfantine du centre scolaire de Crans-Montana, un enseignant primaire à Sion et un autre à Troistorrents? A part les programmes, pas grand chose. C'est justement dans cette diversité de contexte que réside le plus grand défi de la SPVal: rassembler. Les convergences sont difficiles, les prises de position parfois risquées, parce qu'elles font toujours des mécontents. Malgré cet écueil, Jean-Claude Savoy, qui quittera son poste en mars après huit ans de présidence, tire un bilan positif: "La cohérence de nos positions nous a donné du crédit auprès des politiciens, et nos conditions de travail sont restées avantageuses en comparaison romande."
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