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AGV

Association de la gendarmerie valaisanne.

Membres: 260.  Tous les agents en uniforme de la police cantonale, qu'ils travaillent dans l'intervention directe, la prévention ou la répression.

Fondation: 1939.

Action prioritaire: Le projet d'assainissement des caisses de pensions de l'Etat prévoit une hausse de l'âge de la retraite de 58 à 60 ans. Les policiers demandent des mesures de transition et de compensation.

Principaux acquis: La retraite à 58 ans, obtenue en 1981, aujourd'hui très menacée! Une valorisation du salaire des jeunes agents et un avancement plus rapide (avantages obtenus en 2004).

 

La qualité: "Le dialogue, tant entre nous qu'avec nos supérieurs. La solidarité."

Le défaut: "Un esprit très procédurier."

Comité: Didier Fournier (président); Philipp Truffer (caissier); Benoît Rouvinez (secrétaire). Daniel Roduit, Pascale Saxer, Pascal Fumeaux, Alexandre Praz, Amadé Meichtry (membres); Clément Burgener (représentant des garde-chasse).

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Les policiers voudraient que la dureté de leur travail soit enfin reconnue

On leur demande beaucoup, on les apprécie peu, on ne leur pardonne rien. Les agents de la police cantonale exercent un métier difficile, risqué, peu connu et mal reconnu. La hausse de l'âge de la retraite de 58 à 60 ans fait grincer des dents. 

"Notre journée, on sait quand on la commence, on ne sait jamais quand on la finit. Même hors service, nous avons l'obligation d'intervenir". Le président de l'AGV Didier Fournier résume le quotidien des 260 policiers valaisans. A cette souplesse de contorsionniste, les policiers doivent ajouter d'autres conditions de travail peu communes. Le risque physique d'abord. Les agents tués ou blessés en intervention sont de plus en plus fréquents. En 2005, les policiers ont subi 27 agressions physiques, et cinq d'entre eux ont été blessés.  En savoir plus. Le risque psychologique ensuite. Ils côtoient la violence, la mort, les conflits tous les jours. On attend d'eux qu'ils soient parfaits. La moindre erreur est immédiatement exposée sur la place publique. On passe sur les injures, les crachats, la mauvaise image auprès d'un public qui se souvient de l'amende, mais pas du coup de main. Et puis il y a cette pression insidieuse, rampante. "Pour le public, nous restons des flics, même en civil. Les familles des agents en souffrent souvent. On est le gamin du flic, la femme du flic..."  Didier Fournier rappelle enfin que les policiers ne sont pas éligibles, et que, même hors service, ils doivent faire preuve d'une moralité irréprochable, sous peine d'être exposés aux sanctions d'une commission disciplinaire.

Une pilule amère

Voilà pourquoi, quand les politiciens leur demandent de travailler deux ans de plus dans le cadre de l'assainissement des caisses de pension, les agents trouvent la pilule très amère. En 1981, quand on a baissé l'âge de leur retraite de 60 à 58 ans, on leur avait dit: vous êtes mal payés, d'accord, vous travaillerez


Sécurité routière et sécurité publique, interventions de première urgence dans les catastrophes naturelles, prévention, les innombrables casquettes des policiers sont parfois difficiles à porter.

deux ans de moins. Aujourd'hui, on oublie tout, mais les policiers valaisans restent  les plus mal payés de Suisse romande! Pas étonnant qu'ils se cabrent: "Ils sentent leur travail méprisé", souligne Didier Fournier. Comme la chose semble inéluctable, l'association se concentre désormais sur les modalités de ce changement. "Nous avons proposé des mesures de transition et de compensation." Non pas sur le salaire, l'association est bien consciente des pressions politiques sur les budgets publics. Mais pour mieux contrebalancer le travail de nuit ou du week-end. Bref, des aménagements de travail qui tiennent compte de la pénibilité du métier.




Qui appelle le vétérinaire cantonal pour s'assurer que les mesures contre la grippe aviaire sont respectées? La police cantonale. Une avalanche, une inondation? La cantonale... Le Gothard est fermé, il faut organiser le transit des camions en Valais. Les agents assument. "Nous sommes un peu la dépanneuse de l'Etat du Valais. Quand ça va mal, nous devons nous arranger pour que ça aille bien", résume Didier Fournier.

En plus, les policiers assument bien sûr leurs casquettes traditionnelles. L'intervention en cas de délit, vols, viols agressions sexuelles, bagarres, violences domestiques, meurtres. On les retrouve aussi dans la prévention scolaire et, ce que le citoyen lambda retient le plus souvent, dans les contrôles routiers. La répression fait partie du job. "Le problème, c'est que les gens oublient parfois tout le reste...
Nous avons beaucoup de travail à fournir pour améliorer notre image."